Le goéland
Sur le toit gris d’en face
Un goéland s’est posé.
Il a penché la tête, à droite, à gauche,
Comme un juge silencieux
Du manège des hommes .
Les voitures passaient,
Les corps pressés s’agitaient–
Et lui, immobile,
gardait le secret du vent.
Puis, d’un geste ample,
Il a déplié son ciel,
Et son vol a lavé
Le bruit des rues.
Il n’avait rien dit,
mais tout était clair :
nous courons sur la terre,
Lui habite l’espace.
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